Dimanche 13 septembre 2009
En noir ou en bleu, comme elle m’attriste
Cette prison là qui va cheminant
A tout petits pas, fantôme impudique
D’une religion où l’on prie Allah.
Car ce paradis, me paraît bien triste
S’il te faut, ma soeur, pour le mériter
Sous ce lourd tissu vivre emprisonnée,
Une vie perdue, sans corps, sans visage.
Et comment pourrais-je alors te confier,
Que ton ombre noire est pénible aux autres
Que notre pays, terre de liberté
Te voudrait rieuse, et cheveux au vent,
Te voudrait aimable à tous les passants.
As-tu à ce point la peur de l’enfer
Ou ton choix est-il de nous provoquer?
Mais à trop en faire tu vas nous lasser.
Si tu voulais bien ne plus écouter
Ces prédicateurs qui ne savent pas
Que pour accéder à ton paradis
Il est superflu d’être comme ça,
Qu’il suffit d’aimer, d’aimer simplement,
D’aimer sans barrière et sans ces tissus,
De montrer tes yeux, tes cheveux, ton rire
Plus beaux que ce noir couleur de la mort.
Chantal Crabère juillet 2009
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